From the UK to Hong Kong:...   From Saint-Malo to Sweden:...

De la France à Whitehorse, au Yukon (Canada) : Lily's road

11 September, 2019 08:00  Expat Interviews Expat Interviews

Kelly - lilysroad.comJe m’appelle Kelly. Je suis originaire de banlieue parisienne (Évry pour être précise). J’y ai passé la plus grande partie de ma vie. À l’aube de mes 30 ans, j’ai décidé de prendre un aller simple pour Whitehorse (Territoire du Yukon, Canada). 28 mois plus tard, j’y suis toujours !

1. Pourquoi êtes-vous partie à l'étranger ?

Version courte : Je ne m’épanouissais plus dans mon quotidien, j’ai donc cherché une solution pour que cela change. J’aime le voyage et j’étais certaine que j’aimais le Canada depuis que j’y avais étudié pendant un semestre en 2009. Alors, j’ai tenté ma chance pour l’obtention du permis de travail PVT, que j’ai obtenu en mai 2016. Quatre mois après, j’atterrissais au Yukon. Version longue : sur le blog.
2. Comment vivez-vous  ?

Ma nouvelle routine me convient parfaitement. J’ai un toit au-dessus de la tête et un travail intéressant. Quand je ne suis pas au boulot, je pars en balade avec mes deux chiennes et j’en profite pour pratiquer des activités que je ne faisais jamais en France : du canoë, du patin à glace, du ski…

3. Est-ce que vous appellez souvent votre pays d'origine, et comment ?
Plutôt, oui ; au moins une fois par semaine. Les technologies ont ce superbe avantage d’estomper légèrement la distance nous permettant, à moi et mes proches, de rester régulièrement en contact.

Depuis mon départ, nous avons instauré la conversation-vidéo rituelle du dimanche avec mes parents. Le décalage horaire de 9 h n’aide pas particulièrement pour s’appeler sur un autre créneau. Avec mes amis, nous utilisons davantage les messages ou mails, via Messenger ou WhatsApp.

4. Quelle est la chose que vous préférez en tant qu'expat à Whitehorse ?
Vivre dans une ville où j’ai accès à tout (magasins, cinémas, concerts, salles de sport, …), tout en étant si proche de la nature ! Je n’ai qu’à marcher 5 minutes depuis chez moi pour me retrouver en pleine forêt, au bord d’un lac avec vue sur les montagnes. Ça peut être chose commune au Yukon, mais je précise que j’habite toujours dans les limites de la ville. Je ne suis qu’à 3 minutes en voiture de mon travail !

5. Quelle est la pire des choses pour un expat au Yukon ?
« Pire » est un bien grand mot... Pour moi, ce ne sont pas tant une « pire » chose, mais surtout une chose que toute personne souhaitant s’expatrier à Whitehorse devrait avoir conscience : la recherche d’un logement est une vraie galère, surtout si le projet inclue l’arrivée d’une boule de poil à quatre pattes. La demande est forte, l’offre moindre, les propriétaires sont rois et les prix flambent.

[J’ai aussi longuement hésité avec la noirceur hivernale… Bien qu’elle ne m’affecte pas (encore ?), elle peut avoir des effets néfastes sur le moral.]

6. Qu'est ce qui vous manque le plus ?
Fréquenter mes proches au quotidien et acheter du bon fromage à un prix abordable (et je ne parle pas du bon pain croustillant… que je fais moi-même à présent).

7. Qu'avez vous fait pour rencontrer du monde et vous intégrer dans votre nouvelle vie ?
J’ai essayé d’adopter les codes sociétaux du Canada au plus vite, j’ai pris des cours d’anglais en groupe, j’ai trouvé une chambre dans une coloc nombreuse et j’ai utilisé le réseau développé grâce à mon blog pour rencontrer d’autres PVTistes.

Finalement, je suis tombée amoureuse d’un Canadien, ce qui m’a permis de rencontrer beaucoup plus de monde d’un seul coup !

8. Quelle est l'habitude que vous trouvez la plus étrange dans votre culture d'adoption ?
Mmm, question difficile. J’ai d’abord pensé à l’heure du dîner (17h30), qui pour nous, Français, s’apparenterait davantage au goûter… Concept d’ailleurs inconnu des Canadiens.

Mais finalement, l’habitude la plus étrange pour moi, c’est la salutation. Ici, quand on rencontre une personne pour la première fois, souvent on lui serre la main ; mais les fois d’après, c’est juste un simple « Hi Machin, how is it going? ». Pourquoi ? Car on se connaît trop pour se serrer à nouveau la main, et en même temps, pas encore assez pour tenter le « hug » typique de la culture anglo-saxonne. Lui, il est surtout réservé pour des personnes relativement proches ou pour des occasions spéciales, comme se souhaiter la bonne année, Noël, un anniversaire ou pour des retrouvailles après une absence de longue durée.

9. Qu'est-ce qui est un mythe sur votre pays d'adoption ?
Le fait que tous les canadiens soient des bûcherons portant une chemise à carreaux. Certes, beaucoup s’habillent avec des vêtements à carreaux – du moins au Yukon (homme comme femme, d’ailleurs), et la majorité maîtrise la hache comme nous l’apéritif, mais ils ne sont pas tous bûcherons ! Et aussi le fait que la Canada soit le pays des caribous. Oui, il y a en a beaucoup, mais pas nécessairement partout !

10. Quel avis donneriez-vous aux autres expatriés ?
Tout dépend du projet.

En famille, c’est un changement de vie qu’il faut préparer en amont en pesant bien les pours et les contres avant de tout quitter pour recommencer ailleurs.

Seul(e) ou en couple, la préparation est toujours importante mais à moindre proportion selon moi. Si l’envie profonde de sauter le pas est là, je dirais qu’il faut essayer et foncer… pour ne pas avoir de regrets plus tard.

11. Quand et pourquoi avez vous débuté votre blog ?

J’ai commencé mon blog quelques jours après avoir acheté mon billet d’avion pour Whitehorse, dans le but de partager avec ma famille et mes amis mon nouveau quotidien. Au début, j’y parlais surtout de mes préparatifs et de mes premiers pas (administratifs et de découverte).

Aujourd’hui, j’y publie des articles un peu plus généraux sur le Canada, ou mes autres voyages.

12.  Quels bénéfices avez vous trouvé au travers de votre blog ?
C’est avant tout un bénéfice personnel : la joie de coucher sur la toile ce que je vis… je dirais écrire, tout simplement partager mon vécu. J’ai été surprise de voir la portée que mon blog pouvait avoir sur des personnes qui ne me connaissaient pas, puisque le but n’était pas de développer quelque chose de « gros ». Finalement, j’ai échangé plusieurs dizaines de mails avec des inconnus, rencontré certains, et je suis devenue amie avec quelques-uns. Ce blog est un donc un voyage à part entière, essentiellement virtuel, mais un voyage néanmoins.

Kujo Ridge - lilysroad.com

Blog LinkLa fiche du blog : Lily's road 

Guide de l'expatriation à Montréal, Canada
  Pour en savoir plus sur la vie au Canada, lisez notre guide:

Guide de l'expatriation à Montréal et au Canada

 

Pour vous aussi être sélectionné pour un entretien publié sur le site, ajoutez votre blog sur BlogExpat.com

 

   



         
         EasyExpat on