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De l'Alsace à Oxford, en Angleterre : Bretzel au cheddar

10 July, 2019 08:00  Expat Interviews Expat Interviews

Elia - Bretzel au cheddarHello ! Je m’appelle Elia et j’ai 27 ans. Avec Mathieu, mon compagnon, nous avons quitté la France et notre Alsace natale pour nous installer à Oxford en septembre 2018. Notre chat Gandalf a bien sûr fait partie du voyage !

1. Pourquoi êtes-vous partie à l'étranger ?

Depuis des années, j’avais cette envie : partir à l’étranger. Mais à quel moment se lancer, où partir, comment… tant de questions qui m’ont longtemps paralysée.

Jusqu’au jour où, avec mon copain, nous avons décidé de nous lancer. Nous avions tous les deux une vision assez différente de l’expérience que nous souhaitions vivre, nous avons donc trouvé un compromis. De son côté, il voulait trouver avant de partir un travail sur place dans sa branche. Pour ma part, je voulais vivre dans une grande ville anglophone.

Lorsque la prestigieuse Université d’Oxford lui a proposé un poste, nous avons donc sauté sur l’occasion pour démarrer notre nouvelle vie.

2. Comment vivez-vous  ?

Nous vivons dans le quartier de Cowley, dans une rue très tranquille, pas trop loin du centre-ville.

Mathieu travaille à temps plein en tant qu’assistant de recherche au département de Pédiatrie de l’Université d’Oxford. Il travaille plus particulièrement sur la Dystrophie Myotonique de type I, une maladie génétique.

De mon côté, après mon master, j’ai travaillé plusieurs années comme chargée de communication en France. Un métier que j’adore. Mais en démarrant notre vie en Angleterre, j’ai fait le choix d’accorder une place moins centrale à mon travail. La première raison est que mon niveau d’anglais était plutôt mauvais et m’empêchait de trouver un poste dans mon secteur. La deuxième, c’est que je voulais prendre le temps de progresser en anglais à mon rythme et par différents moyens.

Je travaille donc 20h par semaine en tant que vendeuse dans un magasin. Le reste du temps, je suis bénévole dans un refuge pour sans-abri, je vois une étudiante anglaise pour la faire progresser en français pendant qu’elle m’aide avec mon anglais, j’ai suivi des cours de langue, je me suis remise au sport, je m’occupe de mon blog et enfin je voyage beaucoup. Bref, je ne m’ennuie pas !

3. Est-ce que vous appellez souvent votre pays d'origine, et comment ?
J’essaye de garder un maximum le contact avec mes proches, même si ce n’est pas toujours évident. J’utilise de plus en plus les appels vidéo qui rajoutent une proximité.

4. Quelle est la chose que vous préférez en tant qu'expat en Angleterre ?
J’adore notre nouveau rythme de vie. En France, nous travaillions tous deux énormément, les soirées étaient courtes, et les weekends dédiés à nos familles et nos amis.

À Oxford, nous faisons moins d’heures, ce qui nous donne la liberté de faire plus de choses, en particulier voyager. En quelques mois, nous avons déjà parcouru une bonne partie du pays.

5. Quelle est la pire des choses pour un expat à Oxford ?
L’administratif. Pour n'importe quelle procédure, que ce soit une recherche d'appartement, d'emploi, une ouverture de compte en banque ou plus simplement une ouverture de ligne internet, il faut montrer patte blanche. Pour toutes ces démarches, il est nécessaire de donner les détails de ses anciens bailleurs, de mentionner ses anciens employeurs, de détailler ses adresses des trois dernières années, de fournir son historique bancaire... Mieux vaut ne rien avoir à cacher !

6. Qu'est ce qui vous manque le plus ?
Le fromage ! Quelle tristesse d’avoir dans les magasins un rayon entier de sortes de cheddar différents, mais au final si peu de variétés de fromages.

Bon, et mes proches aussi bien sûr. Quand on part vivre à l’étranger, on sait que l’on va louper tout un tas de moments en France. Ma nièce, par exemple, était un tout petit bébé quand nous sommes partis, quand je vais la revoir, ce sera déjà une petite fille.

7. Qu'avez vous fait pour rencontrer du monde et vous intégrer dans votre nouvelle vie ?
J’ai multiplié mes activités. Entre mon travail, les cours d’anglais, l’association… À présent, je croise régulièrement dans Oxford des gens que je connais. Mais ça reste des relations assez superficielles. C’est plus simple pour Mathieu qui a des collèges qui lui proposent d’aller au pub toutes les semaines.

Cet aspect est clairement la partie la plus compliquée de notre expatriation, recréer un réseau d’amis.

8. Quelle est l'habitude que vous trouvez la plus étrange dans votre culture d'adoption ?
S’excuser constamment. Les Anglais passent la moitié de leur journée à s’excuser, qu’ils soient en tort ou non. Ça fait partie de leur personnalité extrêmement polie. Alors forcément, venant de France, ça peut surprendre. Mais à force, on s’y habitue au point que moi-même je n’arrête pas de lancer des sorry à tout va.

9. Qu'est-ce qui est un mythe sur votre pays d'adoption ?
Qu’on ne mange pas bien en Angleterre. J’ai constamment des personnes de mon entourage qui me demandent comment on fait pour s’alimenter, si l’on arrive à trouver de quoi bien manger… Eh bien oui, on mange très bien ici ! Je trouve la plupart des produits que j’achetais en France lorsque je vais faire mes courses.

De plus, si la cuisine anglaise n’est pas franchement extraordinaire, la richesse du pays se trouve dans la variété des cuisines qu’il est possible de goûter. À Oxford, par exemple, le panel de restaurants me permet de m’essayer à peu près toutes les cuisines du monde.

10. Quel avis donneriez-vous aux autres expatriés ?
Ne pas se contenter de trouver un travail pour progresser en anglais. J’ai beaucoup de collèges qui ne comptent que là-dessus, et au final leur niveau reste basique. Pour s’améliorer, il est nécessaire de multiplier les interactions. Personnellement, j’essaye de m’immerger dans la langue au maximum, y compris en lisant et regardant des films et séries en anglais.

Il me paraît aussi essentiel, quand le niveau de départ est faible, de revoir les bases, en prenant des cours par exemple ou en regardant des vidéos pédagogiques. Sinon le risque est d’avoir un anglais oral plutôt fluide, mais de garder une écriture polluée de fautes.

11. Quand et pourquoi avez vous débuté votre blog ?

J’ai commencé mon blog juste avant de partir. La principale raison était que je voulais pouvoir partager notre nouvelle vie avec nos proches. Je voulais aussi garder un lien avec mon métier d’origine dans la communication.

12.  Quels bénéfices avez vous trouvé au travers de votre blog ?
L’avantage principal du blog est de pouvoir raconter en détail toutes nos aventures à nos proches sans avoir à téléphoner à chaque personne individuellement. Je suis aussi toujours contente quand mes lecteurs me remercient de leur apprendre des choses intéressantes.

J’aime aussi beaucoup prendre des photos, mais jusqu’à la création du blog, je gardais la plupart de mes clichés sur mon ordinateur sans vraiment les partager. Mon blog me permet donc d’allier deux de mes amours, l’écriture et la photographie.

Bretzel au cheddar

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